Aux prémices de l'ère mobile 1.0 ...
Alors que l'on commence à peine réellement à penser le web 2.0, que la notion commence a être plus ou moins compréhensible de tous, que l'on a plus de facilité à en envisager les tenants et les aboutissants, une mini-révolution pointe le bout de son nez, sans faire de bruit, sans faire de buzz.
Google, Apple, Nokia, Microsoft, Virgin, le CSA, Lagardère, Universal ... autant d'acteurs qui en coulisse nous préparent le multimédia de demain, un multimédia mobile (Ruquier inside), un multimédia où l'instantané vient rejoindre le dynamisme, où le simple internaute devenu acteur à part entière mais en temps partiel se voit offrir un CDI lui permettant à tout moment de communiquer, d'échanger, de partager, de consommer des contenus.
Bienvenue dans l'ère de l'hyper-communication ...
Le sujet est vaste et difficile, il va donc être difficile de l'aborder, mais je vais tenter de vous dresser un topo de ce qui nous attend ...
Google Phone, Nokia N95, iPhone, Samsung F700, etc La tendance est lancée et n'est pas prête de s'arrêtter. Les constructeurs en téléphonie mobile l'ont bien compris, les gadgets d'autrefois (appareil photo, caméra, radio, etc) ne suffisent plus et n'apportent aucune perspective de croissance. La vraie révolution, c'est d'offrir la possibilité à l'utilisateur de ces appareils d'avoir accès au net, de faire du moindre téléphone une sorte de mini pc portable, équipé du Wi-Fi qui va bien ou de la 3G+ et permettant donc un accès internet "everywhere" (nom d'une technologie bien connue d'orange).
Dans le métro, dans le taxi, en cours, dans le bus; à tout instant l'utilisateur doit pouvoir consulter ses mails, regarder une vidéo sur youtube ou dailymotion (s'il est chauvin), écouter de la musique (sur iTunes c'est mieux, Steeve Jobs en sera d'autant plus content) et au final, consommer du contenu.
Cela va dans le sens des opérateurs, Bouygues Orange ou SFR pour la France, qui doivent faire face à un marché mature, saturé, et donc s'offrir de nouvelles perspectives de croissance. Vendre du transit ne sera bientôt plus qu'un vieux souvenir à l'heure de la VOIP et du tout illimité. Il va donc falloir vendre du contenu, créer de nouveaux besoins au travers de ces petits bijoux de technologie.
D'autres acteurs encore tels le CSA viennent d'annoncer la libération de fréquences pour la TPM, télévision par mobile, permettant d'emmettre via le signal hertzien en direction des mobiles. Les utilisateurs gagneront donc en qualité et pourront visionner des contenus sans dépenser toutes leurs économies.
Une tendance qui n'est pas pour déplaire aux annonceurs, tels google qui vient de racheter plusieurs start-up sépcialisées dans l'univers mobile (conception de contenus, revente d'espaces publicitaires, etc) et qui compte bien transposer sa suprémtie acquise dans le domaine du web sur le domaine du mobile.
Bref, le business tend à se décaller en partie du web vers le mobile ou plutôt à converger entre ces deux domaines. Car plutôt que de penser deux mondes bien distincts, on risque d'assister demain à la mutation du web et de la communication de masse vers un nouvel hypermédia lié à une hypercommunication.
Comments
Mais si ça peut te rassurer niveau cancer on a aussi à faire avec le CO2, l'amiante, etc
Malheureusement, je suis pour "l'hypercommunication". Cela me fascine !
@ bientôt
ca ne me rassure pas vraiment en fait !! :)